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Portrait de la Bretagne

Fiche d'identité

Population

2 906 197 habitants (5,0 % de la population métropolitaine - recensement 1999)

Superficie

27 207 km² (5,0 % du territoire métropolitain)

Densité

107 hab/km² (France : 108)

Taux de chômage

8,1 (France : 9,7) (au 31 décembre 2003)

PIB par habitant 2002

21 402 € (France : 25 153€)

Départements

Côtes d'Armor (22), · Finistère (29), Ille-et-Vilaine (35), · Morbihan (56)

Source : Insee

« Argoat hag Armor » Terre et mer


Le caractère maritime de la Bretagne est assurément une part essentielle de son identité : aucun point du territoire n'est distant de plus de 80 km de la côte et le littoral breton, bordé de nombreuses îles habitées, représente près de 2 700 km soit 40 % du linéaire côtier de la métropole, le Finistère totalisant à lui seul 17 % de ce linéaire. Facteur de forte attractivité, puisque la Bretagne est la première région touristique pour les séjours à la mer, et réserve d'une exceptionnelle biodiversité, le littoral breton demeure cependant fragile et fait l'objet depuis plusieurs années de politiques de préservation de la part de l'État et des collectivités locales loi littoral de 1986, outils de planification territoriale, acquisitions foncières, parcs naturels, etc. Le caractère péninsulaire de la Bretagne la place en bordure de l'une des routes maritimes les plus fréquentées
du monde, le rail d'Ouessant, qui concentre le quart du trafic maritime mondial. Cette circulation le long de ses côtes, couplée à une météorologie parfois tempêtueuse, induit des risques humains mais aussi écologiques majeurs, particulièrement les marées noires comme celles de l'Amoco-cadiz en 1978, de l'Erika en 1999 ou du Prestige en 2002.

Situer la Bretagne dans la nouvelle Europe

Dans la nouvelle géographie européenne, postérieure à l'élargissement à dix pays de l'Est, la Bretagne est une région périphérique. Le désenclavement a toujours été, en Bretagne, au coeur des réflexions relatives à l'aménagement du territoire régional, comme en a témoigné la mobilisation autour d'un grand chantier emblématique : le Plan routier breton lancé dans les années 1970. La Bretagne dispose ainsi d'un réseau performant de plus de 1 000 km de routes à 2 x 2 voies, gratuit, qui irrigue de nombreuses villes petites et moyennes, mais dont le parachèvement reste à effectuer par la mise à 2 x 2 voies intégrale de l'axe central et du réseau départemental associé. Par ailleurs, si Rennes est aujourd'hui à deux heures de Paris par le rail grâce à la ligne grande vitesse (LGV) entre Paris et Le Mans, les grandes villes de Bretagne occidentale sont pour la plupart situées à plus de trois heures de la capitale. Le futur prolongement du TGV Ouest jusqu'à Rennes doit désenclaver un peu plus la pointe de la Bretagne et contribuer à mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris : c'est l'un des enjeux majeurs des liaisons de la région.

L’économie bretonne


Historiquement, l'économie bretonne s'est appuyée sur un modèle de développement original fondé sur plusieurs secteurs-phares, héritages de la première révolution économique bretonne et porteurs d'un aménagement du territoire réellement équilibré. Aujourd'hui fragilisés, ils doivent se recomposer dans une nouvelle dynamique fondée sur le potentiel de recherche et d'innovation de la région.

Le secteur tertiaire concentre plus des deux tiers des emplois bretons, et les emplois métropolitains supérieurs dans les services aux entreprises, la recherche et l'enseignement ont connu une forte croissance dans la dernière décennie. Il existe des diversifications réussies, notamment dans l'industrie automobile en Ille-et-Vilaine autour de l'usine PSA Peugeot-Citroën. Mais l'économie bretonne s'appuie sur quatre piliers :

le bâtiment

qui pour l'heure en Bretagne "va", et pourtant "tout ne va pas".

l'agriculture et l'agroalimentaire

Première région française dans ces deux domaines, la Bretagne est largement tournée vers la production légumière, l'élevage hors sol et l'élevage laitier, structurés autour de groupes et de coopératives majoritairement basés dans la région. Les crises du prix du lait, de la volaille, du porc et des légumes sont autant de butoirs qui révèlent l'ampleur du changement à accomplir.

les activités liées à la mer

Première région de pêche avec 40 % des captures de métropole, premier site de construction et de réparation navales militaires à Brest, première région touristique pour les séjours à la mer, la Bretagne récolte déjà les fruits économiques de sa façade maritime mais doit encore améliorer la valorisation industrielle de la filière nautique.

l'électronique et les télécommunications

Lié à la commande de grands donneurs d'ordre, naguère majoritairement publics, qui a permis le développement de fortes capacités de recherche, le secteur de l'électronique et des télécommunications très présent dans les pôles de Rennes, Lannion et Brest est confronté depuis quelques années à des restructurations étendues.

 

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