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| LE DÉVELOPPEMENT ALGAL |
Les
algues phytoplanctoniques toxiques
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La présence de toxines lipophiles (DSP) a concerné en 2008 comme les années précédentes, l’ensemble du littoral de Bretagne Ouest et Sud, avec des épisodes toxiques qui ont débuté en mai et ont été généralement plus longs dans le Morbihan que dans le Finistère. Les coquillages touchés ont été surtout des moules et des donax, mais aussi des palourdes et des huîtres. Aucun épisode toxique PSP n’a été observé cette année. La présence de toxines amnésiantes (ASP) a essentiellement touché les coquilles Saint Jacques, et surtout dans le Finistère : en particulier, les gisements de la rade de Brest ont connu un épisode de six mois, avec un maximum de 83 µg/g d’ASP (seuil de sécurité sanitaire = 20).
Présence de toxines dans les coquillages faisant suite à des développements d’espèces de phytoplancton toxiques en 2008 (ces développements sont saisonniers et la présence de toxines ne concerne qu’une période de l’année).

Source Ifremer
DSP : toxines lipophiles (dont toxines diarrhéiques) principale espèce productrice : Dinophysis PSP : toxines paralysantes/Alexandrium - ASP : toxines amnésiantes/Pseudo-nitzschia
La présence de toxines lipophiles (DSP) a concerné en 2007 comme
les années précédentes, l’ensemble du littoral de Bretagne ouest et
sud, avec des épisodes toxiques qui ont débuté en mai et se sont
prolongés jusqu’à la fin de l’année pour certains. Les coquillages
touchés ont été surtout des moules et des donax, mais aussi dans
une moindre mesure des palourdes. Aucun épisode toxique PSP n’est plus observé depuis 2004. La présence de toxines amnésiantes
(ASP) a essentiellement touché les coquilles St Jacques des gisements
de la rade de Brest (avec un maximum de 180 μg/g alors que
le seuil de sécurité sanitaire est de 20), de Douarnenez / Sein, des
Glénan et de Quiberon-Belle île.
Les
algues
vertes
50 communes ont ramassé en Bretagne des algues vertes : 55 500 m3 au total.
Les suivis permettent de mettre en évidence, pour l'année 2008 sur le littoral breton (échouages sur plages) :
- une année exceptionnelle avec un cumul des surfaces d'échouage pour les trois inventaires généraux de la saison supérieur à toutes les années précédentes depuis le démarrage de tels suivis en 2002 et de 40 % supérieur à la moyenne des années 2002-2007.
- le cumul annuel doit être mis en lien avec un démarrage très précoce de la prolifération : 60 % de surface en plus pour la somme des échouages d'avril et mai que la moyenne 2002-2007 (à noter qu'à l'opposé, les deux années précédentes 2006 et 2007 étaient particulièrement tardives renforçant le caractère précoce de 2008).
- ensuite la prolifération sur la plupart des sites est restée soutenue toute la saison, jusqu'en octobre alors qu'habituellement les surfaces d'échouage diminuent à partir de juillet : le cumul des surfaces d'août + septembre est ainsi de 40 % supérieur à la moyenne 2002-2007.
La situation de 2008 s'explique par :
- le niveau “record” de la prolifération en fin 2007
- les flux de nutriment (azote) qui sont en 2008 restés particulièrement soutenus durant l'ensemble de la période favorable (près de 2 fois la moyenne des flux 2002-2006 aux exutoires des sites des bassins versants de “Prolittoral”).

Source Ifremer
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