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LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES
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Les
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La carte ci-dessous présente, pour les stations du réseau de la Cellule d’Orientation Régionale pour la Protection des Eaux contre les Pesticides (CORPEP) et les 14 stations du réseau de contrôle de surveillance de bassin suivies, la concentration en pesticides la plus élevée, relevée en 2008. On observe que sur plus de 80 % des stations au moins une molécule a dépassé 0,1 µg/l, pour 2 stations la concentration relevée pour une molécule a parfois dépassé la limite réglementaire admissible dans la ressource destinée à la production d’eau potable (2,4 µg/l pour le glyphosate sur le ruisseau de saint Coulomb, 32 µg/l pour le métolachlore sur le ruisseau de Belle-Chère). La contamination reste plus marquée sur l’Est de la région.
Pesticides 2008 - Les résidus phytosanitaires dans les eaux de surface Réseau RCS-CORPEP année 2008

Source IGN BD carthage - Agence de l’eau Loire Bretagne
Evolution
de la contamination des eaux de surface
En 2008, la contamination des cours d’eau par les pesticides reste préoccupante. Elle est caractérisée par la présence d’une grande diversité de molécules souvent présentes simultanément et quelques pics de concentration.
Par le suivi des stations du réseau (CORPEP) et de 14 stations du réseau de contrôle de surveillance de bassin suivies, 73 molécules ont été quantifiées dont 29 à des teneurs dépassant 0,1 µg/l. Jusqu’à 23 molécules ont parfois été mesurées dans le même échantillon. Il s’agit principalement d’herbicides ou de leurs produits de dégradation.
La présence d’atrazine, molécule interdite depuis 2003, continue de baisser, plusieurs de ses produits de dégradation sont encore détectés. En ce qui concerne la simazine (molécule interdite), les relevés du réseau CORPEP semblent indiquer que les usages n’ont pas totalement cessé. D’autres substances de désherbage du maïs sont retrouvées (diméthénamide, métolachlore, acétochlore, alachlore, nicosulfuron).
En ce qui concerne les produits herbicides des cultures de céréales la substance active la plus fréquemment détectée est l’isoproturon. Sa concentration maximale (0,23 µg/l) et la fréquence d’observation (24 %) semblent indiquer une baisse de la contamination par cette molécule. Cependant ces améliorations peuvent s’expliquer au moins en partie par le fait que de janvier à mars 2008, l’une des périodes d’utilisation de l’isoproturon, le réseau CORPEP n’a pas fait d’analyse.
Plusieurs substances de traitement des cultures de légumes de plein champ ont été détectées parfois à des teneurs très élevées (métolachlore 32 µg/l, ruisseau de Belle Chèvre) ou de façon chronique (oxadixyl, substance interdite depuis 2003 sur l’Horn).
Parmi les autres désherbants, le glyphosate retrouvé sur l’ensemble des rivières du réseau CORPEP demeure la substance la plus fréquemment détectée dans l’eau des rivières (56 % des analyses) avec des concentrations parfois élevées (teneur maximale : 2,4 µg/l) ; pour cette molécule les observations traduisent une dégradation par rapport à 2007. La présence de l’AMPA, son produit de dégradation, se maintient ; on note cependant une baisse des pointes de ses concentrations.
En ce qui concerne les désherbages des zones non agricoles, on note que pour le diuron, la fréquence d’observation se maintient sensiblement au niveau de 2007, cependant les dates d’apparition des pointes de concentration sur le réseau CORPEP révèlent des usages hors des périodes autorisées en Bretagne. D’autres désherbants sont parfois retrouvés en concentrations élevées : aminotrizole, oxadiazon.
Le réseau CORPEP a aussi mis en évidence des résidus de fongicides utilisés en cultures de céréales, des molluscicides, et des insecticides. La présence du carbofuran sur l’ensemble du réseau CORPEP et l’augmentation de la fréquence d’apparition du métaldéhyde sont particulièrement préoccupantes.
Fréquence de dépassement du seuil de 0,1 µg

Sources : Agence de l’Eau Loire Bretagne - DRASS - Diren Bretagne
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