Cette répartition très particulière des pluies au cours de l’année a
entraîné une recharge des nappes souterraines et un bon niveau de
remplissage des retenues lors de l’hiver 2007-2008. Les études et
travaux de prévention et de protection contre les inondations, politique
prioritaire de l’Etat, se sont poursuivis avec la mise en oeuvre
en particulier des plans de prévention des risques inondations
(PPRI) dans le bassin de la Vilaine.
Dans ce contexte d’une pluviométrie et d’un écoulement proche de
la moyenne, la qualité de l’eau est demeurée stable en concentration.
La teneur moyenne en nitrates des cours d’eau bretons est identiqueà celle de 2006 avec 30,6 mg/l, mais on observe une augmentation
de 20 % des flux azotés ayant rejoint le littoral par rapport à 2006
avec près 83 000 T d’azote.
La teneur en pesticides, les plus fréquemment observés, est en baisse
mais la contamination des eaux persiste. Des pics de pollution élevés
demeurent et la diversité des molécules se maintient. Le niveau de
contamination par le glyphosate et par sa molécule de dégradation
l’AMPA reste préoccupant.
Les indicateurs biologiques identifiés pour répondre aux dispositions
de la directive cadre sur l’eau montrent une situation relativement
satisfaisante pour les rivières de l’Ouest. Par contre à l’Est, dans le
bassin de la Vilaine, l’altération des milieux est plus marquée ; on y
observe des indices diatomées et poisson de moindre qualité.
Après traitement de potabilisation, les eaux distribuées ont un bon
niveau de qualité. Les dépassements sont très limités et le pourcentage
de population exposée aux nitrates et aux pesticides régresse.
Concernant le contentieux “eaux brutes”, afin de limiter les risques
de condamnation par la Cour de Justice des Communautés
Européennes, l’Etat français a décidé de fermer quatre prises d’eau
et de mettre en oeuvre des mesures spécifiques sur neuf bassins
versants pour obtenir un retour à la conformité sur le paramètre
nitrate.
Pour les eaux littorales, les contaminations bactériennes ont progressé
et s’expliquent en partie par les épisodes pluvieux de
l’été 2007. La surveillance microbiologique des zones de baignade
enregistre un taux de conformité de 92,4 %, en baisse par rapport à
l’an passé. Ces contaminations varient avec les conditions climatiques
et sont consécutives pour l’essentiel aux défaillances des
réseaux d’assainissement. Les algues vertes, touchant plus particulièrement
le littoral de la Manche, sont apparues plus tardivement
en 2007. Le volume ramassé demeure élevé avec 47 000 m3 sur
50 communes.
L’année 2007 a été marquée par la signature du contrat de projet
Etat – Région (CPER) 2007-2013 qui comprend un volet GP5“Poursuivre la reconquête de la qualité de l’eau et atteindre le bonétat écologique des milieux aquatiques”. Ce programme, qui vise à
assurer la préservation des ressources en eau, à lutter contre
l’eutrophisation des eaux, à protéger les milieux et à améliorer la
morphologie des cours d’eau (continuité biologique), s’appuie sur
une politique territoriale de bassin portée par les schémas d’aménagement
et de gestion des eaux (SAGE), associant les différents
acteurs locaux. Les mesures agro-environnementales, le programme
Breiz-bocage et le programme végétal environnement viennent
renforcer l’objectif de l’action publique. Ce programme doit permettre
de poursuivre la reconquête de la qualité et d’atteindre les
objectifs environnementaux du futur SDAGE.
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