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LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES
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Les
résultats des suivis |
La carte représente les concentrations maximales des substances
identifiées, observées à chaque point de mesure du Réseau contrôle
de surveillance de Bassin (RCS) et du réseau de la Cellule d’Orientation
Régionale pour la Protection des Eaux contre les pesticides (CORPEP).
Pour le RCS, le glyphosate non analysé en 2007, sera suivi par l’Agence
de l’Eau en 2008. La carte montre que sur 60 % des stations au moins une molécule a dépassé 0,1 μg/l en 2007. La contamination apparaît
plus marquée sur les bassins versants de la Manche. Les substances le
plus souvent décelées sont des herbicides. Certaines des substances
retrouvées sont classées prioritaires au sens de la Directive cadre sur
l’eau (isoproturon, alachlore, atrazine, trifluraline, diuron, endosulfan,
chlorpyriphos).
Les résidus phytosanitaires dans les eaux de
surface (Réseaux RCS-CORPEP) - Année 2007

Sources : IGN BD carthage - Agence de l’Eau
Loire Bretagne - Diren Bretagne
Evolution
de la contamination des eaux de surface
Baisse des fréquences de détection et du niveau des pointes
de concentration mais la diversité des molécules demeure élevée.
88 molécules ont été quantifiées dont 43 à des teneurs supérieures
à 0,1 μg/l (valeur réglementaire pour l’eau distribuée). La diversité
des molécules retrouvées reste élevée ; généralement plusieurs
molécules sont présentes simultanément dans le même échantillon
(jusqu’à 22), mais globalement une baisse des fréquences de détection et une baisse du niveau des pointes de concentration sont
observées notamment en mai et au début de l’été 2007.
Parmi les désherbants du maïs, l’atrazine, molécule interdite depuis
2003 reste présente dans près d’un échantillon sur cinq. D’autres
sont également retrouvés avec des pics de concentration dépassant
1μg/l (alachlore : 1,3 μg/l, métolachlore : 1,1 μg/l). Le réseau de
contrôle de surveillance (DCE) a mis en évidence des pics de
concentration atteignant 7,7 μg/l pour l’acétochlore et 0,81 μg/l
pour l’alachlore sur une station du bassin versant de la Rance, en
mai 2007.
Pour le traitement des cultures de céréales, la substance active la
plus fréquemment détectée, l’isoproturon a atteint 3,2 μg/l dans la
Rance. Les observations CORPEP montrent une relative stabilité de
la contamination de l’eau par cette molécule sur les cinq dernières
années.
Parmi les autres désherbants, le glyphosate, utilisé en agriculture
et en zone urbaine, demeure la substance la plus fréquemment
détectée dans l’eau des rivières (47 % des échantillons), avec des
pics de concentration parfois élevés (concentration maximale :
2,4 μg/l). On note une légère dégradation par rapport aux observations
du réseau CORPEP en 2006. Son dérivé l’AMPA, en baisse, reste
très présent. Pour le diuron, désherbant des espaces non cultivés,
les résultats relevés en 2007 montrent que malgré les progrès
constatés depuis 1999 la pollution par cette molécule demeure :
présence de la molécule dans 40 % des échantillons du réseau CORPEP
souvent à des teneurs inférieures à 0,1 μg/l (concentration
maximale : 0,91 μg/l). Pour ll’aminotriazole, autre désherbant utilisé
principalement hors culture, les taux de détection (12 %) et de
dépassement du seuil de 0,1μg/l (7 %) restent significatifs.

Sources : Agence de l’Eau Loire Bretagne - DRASS - Diren Bretagne
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