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LES PESTICIDES DANS LES EAUX DISTRIBUÉES


Concentrations en pesticides dans les eaux distribuées

Localisation des communes desservies par une eau pour laquelle
au moins un dépassement de la limite réglementaire de 0,1μg/l a été observé en 2007.


Sources : DRASS - DDASS

Seules 17 unités de distribution (UDI) sur un total de 773 en Bretagne ont fait l'objet d'un dépassement de la limite réglementaire de 0,1 μg/l en pesticides en 2007. 38 communes sont concernées en totalité ou partiellement représentant 58 826 habitants et 2 % de la population bretonne. De plus, pour 92 % des habitants concernés, la non-conformité a été ponctuelle et en tout état de cause d'une durée inférieure à 1 mois. Les dépassements ont été de faible ampleur et le maximum atteint a été de 0,24 μg/l en métazachlore. Les principales molécules causes de dépassement sont les produits de dégradation de l'atrazine (déséthylatrazine, isopropylatrazine et dihydroxyatrazine). Aucune restriction d’usage de l’eau n'a été nécessaire en 2007 pour la consommation et la préparation d’aliments.

Evolution de l'exposition de la population

Evolution du nombre d'habitants (exprimé en % de la population bretonne)
alimentés par un réseau de distribution ayant connu au cours de l'année au moins un dépassement
de la teneur limite réglementaire en pesticides (0,1 μg/l).


Sources : DRASS - DDASS

L'amélioration de la situation par rapport à celle qui prévalait, il y a une dizaine d'années, est due aux effets complémentaires d'une part, de la baisse régulière des teneurs maximales observée dans les eaux brutes, et d'autre part, de la mise en oeuvre de traitements par charbon actif, au moins pendant les périodes à risque. 60 % des capacités de production d'eau potable en Bretagne en disposent. Pour l'essentiel, les non-conformités résiduelles de 2007 sont dues à des défaillances de ce traitement. Pour l'avenir il convient d'être attentif aux eaux souterraines qui ne sont généralement pas couvertes par un traitement au charbon actif et à l'émergence de nouvelles molécules. Enfin on note que dans le département des Côtes d'Armor, les eaux distribuées ont respecté tout au long de l'année les limites de potabilité sur les paramètres pesticides.