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Les résultats des suivis

La carte, ci-dessous, présente la concentration en pesticides la plus élevée à chaque point de mesure du Réseau National de Bassin (RNB) et du réseau de la Cellule d’Orientation Régionale pour la Protection des Eaux contre les pesticides (CORPEP). Cette contamination par les pesticides constatée dans la plupart des rivières, s’avère plus marquée dans la partie Est de la région et dans les bassins côtiers de la Manche. Pour 60 % des stations, on a retrouvé au moins une fois, l’un des pesticides recherchés à une concentration dépassant 0,5 µg/l. Sur 7,5 % des stations, la contamination des eaux des rivières dépasse les limites réglementaires admissibles dans la ressource destinée à la production d’eau po­table. Plusieurs substances sont généralement détectées simultanément par les ana­lyses. En 2006, 70 substances pesticides ont été trouvées au moins une fois sur les rivières bretonnes par l’un de ces réseaux. Cette contamination par les pesticides constitue un risque pour le bon état écologique des milieux aquatiques.

Les résidus phytosanitaires dans les eaux de surface
Réseau CORPEP - RNB - Année 2006


Sources : IGN BD Carthage
Agence de l’Eau - Diren

Evolution de la contamination des eaux de surface (Réseau CORPEP)

Baisse des fréquences de quantification et du niveau des pointes de concentration.
Diversité élevée des molécules retrouvées.


En 2006, sur les rivières du réseau "CORPEP", 43 molécules ont été quantifiées dont 22 à des teneurs dépassant 0,1 µg/l avec parfois jusqu’à 14 molécules présentes simultanément. Les conditions hydro-climatiques, favorables à la limitation des transferts par ruissellement, ont contribué à la baisse des fréquences de détection et du niveau des pointes de concentration enregistrées notamment en fin de printemps et au début de l’été 2006.

On observe une diminution des concentrations des désherbants de la culture du maïs notamment de l’atrazine, molécule interdite depuis 2003.

Parmi les produits de traitement des céréales retrouvés dans l’eau, la présence d’isoproturon (désherbant) est la plus fréquente malgré une baisse en 2006. Ses concentrations ont dépassé 1,5 µg/l sur plusieurs rivières avec une valeur maximale relevée de 2,8µg/l. Cette molécule reste un contaminant important de l’eau.

Le glyphosate demeure fréquemment détectée dans l’eau des rivières avec cependant des concentrations dépassant moins fréquemment 0,1 µg/l. Son dérivé l’AMPA, est plus souvent observé, avec des pics de concentrations parfois très élevés (jusqu’à 9,3 µg/l) et la situation reste préoccupante.

Pour le diuron, l’amélioration constatée depuis 1999 se poursuit. Il reste présent dans 45 % des échantillons mais avec des concentrations dépassant moins souvent 0,1 µg/l.

Des désherbants des cultures de colzas, non observés antérieurement par le réseau, ont été détectés à l’automne 2006. Des insecticides et des fongicides de grandes cultures sont aussi retrouvés dans l’eau.

Fréquence de dépassement du seuil de 0,1µg/l (réseau CORPEP)