Aucune inondation marquée
ou sécheresse, hormis le cas notable
de Belle-Île, n’a été observée en 2005.
Cette faible pluviométrie est assez favorable pour
la qualité de l’eau (faibles ruissellements).
La teneur moyenne en nitrates dans les cours d’eau
bretons est stable pour la troisième année
consécutive, à 27,9
mg/l. Cette stabilité de la concentration associée à des
très
faibles débits expliquent la faible quantité totale
de nitrates rejetés par la Bretagne dans l’océan.
C’est une excellente
nouvelle pour la qualité des milieux naturels marins,
même si les ramassages d’algues vertes n’ont
pas diminué dans
la même proportion ! Néanmoins cette situation
moyenne masque encore
de grandes disparités suivant les secteurs géographiques,
le Nord de la Bretagne ayant des concentrations en moyenne
plus élevées
que le sud.
Le bilan sur la pollution par les pesticides est
plus mitigé :
si des molécules « historiques » sont
de moins en moins retrouvées (atrazine, par exemple,
interdit depuis 2003), les conséquences de l’utilisation
du glyphosate sont de plus en plus présentes, et la
diversité des molécules
retrouvées dans les rivières s’accroît.
En une dizaine d’année, nous sommes passés
d’une situation de pollution forte par
quelques produits à une pollution plus insidieuse
de nombreux produits différents.
Mais, bonne nouvelle, les eaux distribuées sont de
meilleure qualité chaque année, autant pour
les nitrates que pour les teneurs en résidus de pesticides.
L’eau potable
n’a jamais été aussi bonne à boire
!
La qualité des eaux littorales est quant à elle
globalement stable, et de bonne qualité sauf pour
la bactériologie (issue des rejets urbains) qui déclasse
régulièrement
des secteurs.
Ce bilan doit nous inciter tous à continuer les
efforts. Les collectivités et les services de l’Etat
y contribuent par des efforts financiers importants et
le renforcement de l’application de la réglementation.
Le particulier peut y contribuer par ses gestes au quotidien.
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