Dans un tel contexte, les
ressources ont été mobilisées sans difficulté particulière
malgré la recharge faible des nappes souterraines.
Le remplissage des retenues, qui s’est effectué tardivement,
a permis de disposer des ressources nécessaires à la
distribution en eau potable et au soutien des étiages.
Les suivis de la qualité des eaux superficielles ont permis d’observer une légère augmentation
de la teneur moyenne en nitrates avec 29,2 mg/l en 2004.
Les pics de contamination des eaux par les produits phytosanitaires
régressent mais aucune rivière n’est
indemne de contamination. La présence de glyphosate
et de son produit de dégradation l’AMPA augmente.
Le nombre de molécules détectées progresse
avec l’emploi de nouveaux produits de substitution
plus performants vis à vis des cultures.
Sur le littoral, le bilan des contrôles des eaux de
baignade demeure satisfaisante avec 92,4 % des baignades
contrôlées conformes avec toutefois un déclassement
de 38 plages en qualité C. Les surfaces d’échouages
d’ulves sont en nette augmentation par rapport à 2003
avec 69 225 m3 d’algues ramassées.
L’état des lieux dressé à l’occasion
de la mise en œuvre de la Directive cadre sur l’eau
et adopté par le comité de bassin Loire-Bretagne
a confirmé la nécessité d’efforts
complémentaires pour réduire les pollutions
diffuses par les nitrates et les produits phytosanitaires.
Les retenues soumises à l’eutrophisation méritent également
des actions spécifiques sur le phosphore pour préserver
la ressource en eau en période d’étiage.
Aujourd’hui, l’eau utilisée dans un bassin
versant à plusieurs reprises, nécessite une
gestion rigoureuse des prélèvements et des
rejets.
En Bretagne, les différents programmes et plus particulièrement
le plan d’action pour un développement pérenne
de l’agriculture et de l’agroalimentaire et pour
la reconquête de la qualité de l’eau répondent à cet
enjeu de reconquête de la qualité en Bretagne.
Les mesures réglementaires et les programmes
incitatifs (PMPOA, Bretagne Eau Pure, Contrats d’Agriculture
Durable…) font partie des moyens mobilisés par
l’Etat et les collectivités locales pour atteindre
une logique de résultat et retrouver une eau de qualité.
Les résultats de l’année 2004 confirment
des améliorations mais des marges de progrès
sont nécessaires pour atteindre les objectifs de bon état
en 2015. La mobilisation effective de tous les acteurs à poursuivre
nos efforts est indispensable dans un esprit de solidarité amont-aval
dans chaque bassin versant.
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