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Développement durable > Energies renouvelables
Le grand éolien en Bretagne : l’implication de la DIREN
Le rôle de la DIREN dans le domaine de la politique industrielle de développement de la production d’électricité d’origine éolienne résulte de ses attributions propres dans les domaines du paysage, de la nature et du bruit.
Le programme de développement du grand éolien s’inscrit dans le cadre du développement durable. Il participe à la mise en place d’un système diversifié de production d’énergie dans le cadre de la lutte contre l’effet de serre. Il présente des effets environnementaux spécifiques pour le traitement desquels des méthodologies nouvelles doivent être élaborées. La participation de la DIREN à la mise au point de cette adaptation des doctrines est essentielle.
Ce rôle s’exerce aux différents niveaux de l’élaboration des documents d’aménagement (schémas, chartes) ou des dossiers d’autorisations (analyse des études d’impact), sans oublier la nécessité de développer une activité d’animation dans ce domaine nouveau.
Préliminaires
Dès la fin 1994, cinquante à soixante sites ont été mis à l’étude dans le département du Finistère par plusieurs opérateurs éoliens potentiels. L’ADEME, dont c’est entre autres la mission de promouvoir le développement des énergies renouvelables, a interrogé la DIREN sur l’opportunité qu’il pouvait y avoir au regard des conditions naturelles et paysagères à poursuivre ces recherches, en fonction de chacun des sites pressentis. En réponse à cette toute première sollicitation, il fut répondu par un avis posant des critères généraux de prise en compte des conditions environnementales dans ce type de dossiers :
- La protection des paysages et de la nature sont d’intérêt général (rappel de la loi) ;
- Proposition de définitions d’espaces à éviter, tel le massif des Monts d’Arrée. Cette mise à l’écart peut être pondérée par la réalisation préalable d’études d’aménagement ;
- Importance à accorder à l’arrière-plan des grands paysages, telle la baie d’Audierne ;
- Importance de la phase de chantier en matière de protection de la nature et des paysages (bocage).
Eole 2005
Le projet Eole 2005 avait pour objectif d’implanter en France des champs éoliens pour une puissance installée comprise en 250 et 500 MW en 2005. Le programme se développait par une série d’appels d’offres, les projets retenus devant bénéficier de tarifs préférentiels accordés par EDF. Huit projets ont ainsi été sélectionnés en Bretagne.
Un projet industriel breton a été développé en accompagnement, sous l’égide du conseil régional et de la CRCI. Ce Comité Technique Régional Eolien, auquel a participé la DIREN, fut entre autre l’occasion d’engager avec les autres intervenants, publics et privés, les premières réflexions sur l’intégration environnementale des champs d’aérogénérateurs.Le décret tarifaire du 10 juin 2001, qui accordait des conditions tarifaires d’achat nettement plus avantageuses que précédemment, devait mettre fin à cette première phase riche d’enseignements.
Vers une doctrine
A cette approche environnementale nouvelle doivent correspondre des méthodes de travail adaptées. Pour le grand éolien, tout fut à inventer ou presque. Dans le but d’asseoir une doctrine, la DIREN a financé une étude méthodologique conduite par le bureau d’études CERESA, puis a fait réaliser un bilan critique des études d’impact des dossiers qui avaient déjà été réalisés par les opérateurs.
La méthode
L’étude intitulée « L’implantation des éoliennes en Bretagne. Etude préalable » avait un double objectif :
- Elaborer un système critériologique environnemental de traitement des dossiers de champs d’aérogénérateurs, selon les types de projet ;
- et réaliser un cahier des charges de référence commun aux opérateurs, aux bureaux d’étude et aux intervenants institutionnels.Elle se présente en deux parties :
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Un état des lieux : typologie des projets éoliens et problématiques environnementales,
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Des propositions pour une prise en compte de l’environnement : éoliennes de petite et moyenne puissance, éléments pour une démarche territoriale, éléments de méthode pour les études d’impact. On doit souligner l’intérêt de la définition de périmètres d’étude paysagère mieux adaptés au terrain que le très artificiel cercle trop souvent utilisé.
L’approche méthodologique se décline aussi bien en milieu terrestre qu’en milieu maritime, dans la perspective du développement de l’éolien offshore. L’approche méthodologique se décline aussi bien en milieu terrestre qu’en milieu maritime, dans la perspective du développement de l’éolien offshore.
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2003 : bilan critique des études d’impact
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L’analyse critique des 31 études d’impact disponibles à la DIREN au printemps 2003 a fourni une foule de renseignements utiles. Elle a en particulier permis d’observer qu’à la suite du décret tarifaire, la multiplication des dossiers s’est accompagnée d’une arrivée sur ce nouveau marché des bureaux d’étude généralistes expérimentés dans les études en milieux ouverts, ce qui a entraîné une amélioration substantielle de la qualité moyenne des études d’impact.
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D’une manière générale, le niveau moyen des études d’impact tend à s’élever dans tous les domaines, aussi bien de l’approche paysagère que de l’analyse des conditions acoustiques ou le travail sur les effets de la phase de chantier. On doit particulièrement insister sur ce dernier point, car les travaux de construction entraînent des désordres proportionnellement très importants.
Et maintenant…
La DIREN participe dans la mesure de ses moyens aux divers développements en cours, aussi bien dans le cadre de l’instruction des nombreux permis de construire que dans la préparation des différents documents, guides départementaux ou schémas de pays ou de communautés de communes en préparation des SCOT.
La DIREN travaille s’implique dans la préparation du schéma régional de développement de l’énergie éolienne.
Le guide national éolien vient de paraître
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